Ce soir-là, après une journée de travail un peu triste, j’avais eu envie de traîner sur les remparts, pour perdre mon regard dans l’horizon et mater un peu les rencontres gays qui se faisaient beaucoup là-bas. Mon expérience en la matière était ancienne et refoulée : depuis quelques séances de touche-pipi avec mon pote Thibault, ponctuée de trois ou quatre branlettes avec ce même garçon, je m’étais contenté de surfer sur des sites pornos pour me branler. J’étais même sorti avec quelques filles, mais elles m’avaient peu comblé sur le plan sexuel et sentimental… Bref, ce soir-là, je me promenais sur les remparts avec une vague idée dans le slip. Sous les réverbères, quelques mecs fumaient des clopes et me faisaient des clins d’œil. Mais je ne m’arrêtais pas, affreusement gêné par l’insistance de leur regard sur mon cul. Je m’apprêtais à rentrer chez moi lorsqu’une voiture s’arrêta à mon niveau. Le conducteur était brun, ses bras musclés posés sur le volant attiraient mes yeux : j’ai toujours kiffé les sportifs et les bruns, mes exacts contraires, puisque je suis allergique aux efforts musculaires et que mes cheveux sont blonds. « Tu montes ? » J’ai hésité quelques secondes et j’ai ouvert la portière. Le mec m’a demandé mon prénom, j’ai menti. Il a quitté les remparts et m’a emmené dans un coin tranquille, à l’écart de la ville. On n’a pas vraiment parlé en chemin, juste quelques banalités. Lui : « Je ne t’ai jamais vu ici. » Moi : « Non, c’est la première fois que je viens… » Je sentais le désir me rosir les joues. J’avais une vraie bouffée de chaleur, enflammé par mes pulsions et cette envie de baiser avec un homme qui me chauffait les sens depuis tant d’années. Il a coupé le contact. Il s’est tourné vers moi, a posé sa main droite sur ma joue, puis il m’a embrassé avec fougue. Il m’a caressé le dos sous mon pull, puis le ventre et le bas-ventre… Je bandais comme un taureau, excité par ce contact viril et dominateur. Et puis, je ne sais pas comment, il a posé sa main gauche sur ma tête, m’a entraîné vers sa queue qui, sans que je m’en rende compte, était déjà sortie de sa braguette. Elle était épaisse et pleine de veines bleues. Elle n’était pas très belle, mais je n’avais qu’une envie : l’avaler au plus vite. J’ai commencé par lècher sa hampe, puis à mordiller les poils de ses couilles. Enfin, j’ai fourré son gros gland dans ma glotte. J’aimais ce goût de pisse un peu rance qui m’embaumait la bouche ; il aimait le va et vient quelque peu maladroit de ma langue sur sa bite et soupirait d’aise… Je bandais encore plus fort, totalement impliqué dans cette fellation merveilleuse. Il avait ses deux mains posées sur ma tête et passait ses doigts dans mes cheveux avec sensualité. J’ai adoré sentir sa bite se saccader dans ma bouche avant de laisser jaillir quelques secondes plus tard de succulents millilitres d’un foutre salé comme une olive. Je n’ai pas pu m’empêcher de tout avaler. Il grognait comme un ours… Je mourais d’envie qu’il me suce à mon tour, mais quand j’ai fait mine de lui demander cette politesse, il m’a dit : « Je suis hétéro, vieux, désolé… » Et il m’a laissé comme une pauvre merde sur le bord de la route. J’étais humilié, mais ravi d’avoir pu vivre ma première expérience gay. Je me suis promis de recommencer. Je n’ai jamais osé. Depuis, je me branle en repensant à cette aventure… Et je continue de fantasmer sur les mecs qui croisent mon chemin. Un jour, peut-être, je vous raconterai mes nouvelles aventures…